Le folklore lillois

 
Les géants Lydéric et Phinaert  
La légende se situe au temps des Mérovingiens. Elle raconte l'histoire du brigand, Phinaert, qui vit dans un château à l’emplacement de Lille. Un jour, il attaque le prince de Dijon et sa femme en route pour l’Angleterre. Le prince est tué mais sa femme réussit à s'échapper et, quelque temps plus tard, elle met au monde un garçon qu’elle cache, avant d'être elle-même rattrapée par le brigand. Le bébé est recueilli par un ermite qui le baptise Lydéric. Il est nourri par une biche. Devenu adulte, il veut venger la mort de ses parents. Le combat a lieu le 15 juin 640 et Lydéric en est le vainqueur. Puis il se marie avec la sœur du roi Dagobert et  s' installe au château du Buc. On le considère comme le fondateur de Lille.

On trouve une première trace des géants dans la procession de 1565, mais il faut attendre 1821 pour voir apparaître les noms de Lydéric et Phinaert. Jusqu'à la fin du XIXème siècle, ces géants étaient portés.

 

Le P'tit Quinquin  
Alexandre Desrousseaux, né en 1820 à Lille et employé aux contributions à la mairie de Lille, a écrit cette "Canchon Dormoire", une berceuse simple et chaleureuse appelée par tous : "le P'tit Quinquin" en 1853. C'est l'hymne des gens du Nord en patois lillois. Ce chansonnier lillois a écrit des centaines d'œuvres jusqu'à sa mort en 1892.
En 2003 , Le P'ti Quinquin fête ses 150 ans...!

Regardez le texte complet et écoutez une partie de la chanson en cliquant ici.

 

Braderie  
Le premier week-end de septembre et le lundi. De 20 heures le dimanche soir à 13 h le lundi, tout Lille ne vit que pour la Braderie. C’est un jour férié pour les Lillois. Elle attire chaque année plus de deux millions de visiteurs venus d'Europe. Le centre-ville se transforme alors en un énorme marché aux puces dans une ambiance de fête. Imaginez 200 km de trottoirs occupés par les " bradeurs ", car tout se vend et tout s'achète. Cette tradition existe depuis le Moyen-Age où les valets de chambre avaient obtenu le droit de vendre une fois par an les vieux habits et objets de leur maître.

Les restaurants et les cafés servent traditionnellement des moules et des frites et font des concours de tas de coquilles devant leurs portes. Plus de 300 tonnes de moules sont consommées au cours du week-end. Les restaurateurs lillois se disputent à chaque braderie la réalisation du plus haut tas de coquilles vides.

 

Le patois du Nord  
"Le Picard est une langue parlée  dans les Régions Nord - Pas-de-Calais (sauf l'arrondissement de Dunkerque, de langue flamande) et Picardie (moins la frange Sud), et en Belgique dans la Province du Hainaut jusqu'à La Louvière. Dans le Nord - Pas de Calais, il est souvent appelé improprement "patois de Nord" ou "Ch'timi".  

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Le mot "chti " ou "chtimi ", a été inventé pendant la Première Guerre mondiale par des soldats qui n'étaient pas de la région, et qui désignaient ainsi les soldats du Nord à partir de quelques mots de leur parler : "Ch'est ti, ch'est mi"... Ce mot, dès sa création, était ironique: les gars du Nord "n'avaient pas de manières, étaient lourds, et parlaient un patois sans grâce..."
L'expression vient du mot "ch'ti " , forme de l'ancien démonstratif picard " chesti " et de " imi " signifiant " toi et moi ".

(Source: © NordMag.com)

 

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